L’Atari 2600 (1977-1992)



L’histoire de l’Atari 2600

Une machine novatrice

Atari est une entreprise à l’ascension fulgurante en cette décennie 1970. En 1977, après avoir rencontré un succès international avec la borne d’arcade Pong sortie en 1975, Atari se lance dans le marché des consoles avec l’Atari 2600 (à l’origine nommée Atari VCS pour « Video Computer System », elle a été rebaptisée « 2600 » en 1982, lorsque la firme a lancé l’Atari 5200).

Logo d’Atari Inc., l’entreprise fondée par Nolan Bushnell et Ted Dabney en 1972 qui a rencontré un succès croissant au fil des années, notamment après son rachat par la Warner en 1976.

Contrairement aux consoles de type Pong, l’Atari 2600 propose de nombreux jeux sur des cartouches interchangeables, s’inspirant directement de sa première mais éphémère rivale, la Fairchild Channel F, sortie en 1976. Celle-ci sera d’ailleurs éliminée en moins de deux ans en raison du rachat d’Atari par la Warner, dotant Atari de moyens financiers considérables pour promouvoir sa machine et attirer ainsi les éditeurs de jeux.

Une concurrence silencieuse

Rapidement, la console rencontre également le succès grâce au portage de plusieurs jeux d’arcade à succès. Citons dans ce catalogue des jeux devenus cultes comme Space Invaders, Centipede, Galaxian ou encore Pac-Man. L’Atari voit ses ventes exploser, ses parts de marché s’envoler et les éditeurs de jeux affluer pour pouvoir porter leurs jeux sur une console qui semble garantir des gains financiers.

Il faut attendre le début des années 1980 pour que la concurrence rivalise vraiment avec l’Atari 2600. Toutefois, seule la Colecovision de Coleco tire son épingle du jeu grâce à ses performances graphiques très impressionnantes. De leur côté, l’Intellivision de Mattel ou encore le Videopac C52 de Philips ne parviennent pas à s’imposer à cause du manque de jeux entre autres.

L’Atari 2600 et le krach du jeu vidéo

En 1982, Atari envisage déjà la suite avec l’Atari 5200, censée être deux fois plus puissante que la 2600, même si ce n’est pas vraiment le cas. Cependant, la domination d’Atari s’est effondré brutalement, non pas à cause de la concurrence, mais à cause du krach de 1983-1984. En effet, le marché des consoles est toujours plus saturé de jeux de piètre qualité que les consommateurs n’achètent pas à raison. L’exemple le plus connu est le jeu E.T. l’Extraterrestre, une adaptation du film éponyme dont le développement a été bâclé en quelques semaines pour le sortir au moment des fêtes de fin d’année 1982.

Le krach a donc été provoqué par la sortie massive de ce genre de jeux à l’intérêt nul que peu de joueurs se sont procurés. Soulignons quand même qu’une vague de micro-ordinateurs peu chers et jugés plus utiles, parmi lesquels figurent les ZX de Sinclair, a certainement contribué indirectement au désintérêt pour les consoles. L’Atari 2600 a malgré tout été vendue jusqu’en 1992, même si l’essentiel du catalogue de titres date d’avant 1983.


Une page de pub

Comme pour la publicité du Videopac de Philips, il est mis en avant ici la quantité de jeux sortis sur la console. De plus, il n’est pas question ici de réserver la console aux enfants seulement. L’objectif est de montrer que l’Atari 2600 est une machine qui peut plaire à tout le monde, comme toute la famille peut regarder une télévision.


La collection du MTR

Caractéristiques :

Titre : Atari 2600 et un joystick ;

Type : objet ;

Format : 3 pièces, plastique – 344 x 230 x 90 mm (console), 89 x 97 x 110 mm (joystick) ;

Auteur/fabricant : Atari Inc. ;

Lieu de fabrication : Irlande ;

Date de sortie commerciale : 1977 (États-Unis), 1981 (Europe) ;

Numéro d’inventaire : 2024.47.1 ;

Date d’entrée au MTR : 22/10/2024.

Hardware

Software

Space Invaders (1980)

Impossible de ne pas citer ce titre culte de l’Atari 2600. Sorti sur borne d’arcade en 1978, il a été porté sur Atari 2600 et a fait partie des jeux ayant propulsé les ventes de la console. C’est une conversion réussie par rapport à d’autres (notamment celle de Pac-Man qui a été désastreuse d’un point de vue graphique) qui, par son ancienneté et sa simplicité, a de quoi satisfaire toutes les générations de joueurs. Le high score est le principal objectif dans ce jeu redoutablement difficile.

Combat (1977)

Moins connu que le précédent, Combat n’est toutefois pas en reste. Il s’agit d’un shoot-them-up dans lequel il existe plus d’une vingtaine de modes différents. Chaque mode a ses spécificités, ses ajouts. On peut être aux commandes d’un tank ou d’un avion entre autres, avec parfois des particularités comme le tank invisible ou encore les balles qui rebondissent. Bref, un jeu simple qui se joue et rejoue sans modération.

Maze Craze (1980)

Probablement peu de gens ont entendu parler de ce jeu de… labyrinthe. Oui, vous incarnez un gros pixel qui doit trouver la sortie dans des labyrinthes différents. Mais il existe comme Combat des modes de jeu qui ajoutent de la difficulté comme la possibilité de rendre invisible une partie de l’arène ou encore l’existence de pixels ennemis qui vous poursuivent pour vous faire perdre. À deux joueurs, Maze Craze est un jeu efficace, original, drôle et dans lequel on peut soit s’affronter soit faire équipe au contraire.


Sources

LE BRETON Jean-Louis, SPERANZA René, Manettes & pixels : histoire du jeu vidéo & retrogaming, Toulouse, Éditions de la Vallée heureuse, 2015. Disponible : https://www.fnac.com/a9068846/Rene-Speranza-Manettes-et-Pixels-Histoire-du-jeu-video-et-Retrogaming.

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