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L’histoire de la Videowriter
La naissance de la machine
Le début des années 1980 constitue une accélération du déclin des machines à écrire en raison de l’arrivée des ordinateurs et de leurs fonctionnalités variées. Toutefois, écrire est une activité toujours essentielle. Pour conjuguer ces deux faits, quelques fabricants s’essayent à sortir des ordinateurs dédiés uniquement au traitement de texte, tout en restant compétitif face aux machines à écrire afin d’être une alternative accessible.

C’est le pari tenté par Philips, multinationale européenne qui a déjà touché aux consoles de jeux vidéo et même aux cassettes vidéo. Le produit star ? La Videowriter (attention, c’est au féminin !). Il s’agit d’un ordinateur intégrant tout ce qu’il faut pour écrire tout ce que l’utilisateur souhaite. Le choix de cette dénomination est là pour éclairer au mieux les potentiels acheteurs. En effet, une machine à écrire se traduit par « typewriter », c’est pourquoi en renommant « videowriter », le consommateur sait que c’est une machine à écrire avec un écran.
Une configuration originale
Aussi, la configuration de la Videowriter est assez étonnante pour ne pas dire originale. Il y a un écran, un clavier et même une imprimante tout-en-un. Énorme ! La Videowriter a été concurrencée directement sur son créneau par deux autres machines similaires : l’Amstrad PCW d’Amstrad et l’Assistant de Wang Laboratories.
Toutefois, là où Philips marque un point, c’est sa conception tout-en-un dans laquelle écran, lecteur de disquettes et imprimante sont regroupés, contrairement aux machines d’Amstrad et de Wang qui ont respectivement l’imprimante et le lecteur de disquettes en tant que périphériques externes. La Videowriter fonctionne grâce à une disquette 3.5 pouces, c’est-à-dire un format standard et très répandu que l’utilisateur peut donc se procurer plus facilement.
Lancement et déclin
La machine est lancée en 1985 dans une partie de l’Europe sous la marque de Philips et aux États-Unis sous celle de Magnavox, la filiale principale de la multinationale dans cette région. Sa sortie coïncide d’ailleurs avec l’arrêt de tout soutien aux machines antérieures de la marque, notamment les consoles de jeux vidéo Videopac et Odyssey2. Et bien que la Videowriter soit destinée principalement au traitement de texte, quelques jeux ont été développés dessus pour séduire ceux qui voudraient faire des pauses de dix minutes entre chaque chapitre de livre écrit par exemple.
Quoiqu’il en soit, la Videowriter a de quoi satisfaire ceux ne voulant pas investir dans un ordinateur multifonction qui est logiquement plus cher. Mais si la machine n’est pas en concurrence avec des firmes de poids comme Atari, Commodore ou autres Apple, elle est tout de même sérieusement menacée par sa plus grande rivale, l’Amstrad PCW. L’ordinateur d’Amstrad aura plus de succès que celui de Philips malgré des capacités similaires, provoquant son déclin. Peut-être que son apparence de four à micro-ondes a porté à confusion certains consommateurs ? Rien n’est moins sûr.
Une page de pub
Si nous faisons la comparaison avec la publicité pour le PCW d’Amstrad dans son article dédié, nous voyons un point commun majeur : la présence d’une décharge remplie de machines à écrire. Le discours est donc clairement de balayer d’un revers de la main la machine à écrire avec tous les inconvénients qui lui sont associés, notamment les tonnes de papier gaspillées à cause des fautes qu’il faut corriger.
La collection du MTR
Lors de son branchement, la machine ne s’est pas allumée. Aucune réaction n’a été constatée.
Sources
Page Wikipédia en anglais sur la machine : https://en.wikipedia.org/wiki/VideoWriter.