Le PCW 8256 d’Amstrad (1985-1998)

L'Amstrad PCW 8256 est un grand succès pour Amstrad.


Le tueur de machines à écrire

Le concept du PCW

Au début des années 1980, les machines à écrire sont sur le déclin face aux ordinateurs de plus en plus élaborés et polyvalents. Malgré tout, il existe encore un créneau situé entre les deux qui pourrait rapporter gros. C’est le pari que se lance Alan Michael Sugar, le PDG d’Amstrad, qui imagine un ordinateur dédié au traitement de texte.

Logo d’Amstrad, la marque britannique qui surfe sur le succès en 1985.

À l’origine, Sugar imaginait un ordinateur ayant à peu près les mêmes caractéristiques que les CPC 464 et CPC 6128 produits par Amstrad. En effet, l’ordinateur était un produit littéralement tout-en-un avec tous les périphériques nécessaires à son fonctionnement regroupés. C’est ainsi que le moniteur, le lecteur de disquettes et l’imprimante devaient être compactés ensemble quand Sugar a écrit ses idées sur papier. L’idée me direz-vous ? Réduire les coûts de fabrication du matériel (par exemple la production d’une alimentation supplémentaire pour l’imprimante), comme c’était le cas pour les 464 et 6128, des ordinateurs bon marché.

Ce projet est baptisé Joyce. Mais il a dû être légèrement modifié car les caractéristiques du projet initial comportait quelques accrocs. Ainsi, le format A4 imaginé pour le moniteur au départ a été abandonné pour des raisons de coût très probablement et remplacé par un autre aux dimensions plus réduites. Et finalement, l’imprimante a été séparée pour éviter les soucis techniques qu’elle aurait pu avoir par sa proximité immédiate avec le moniteur.

Toute la philosophie de l’entreprise se retrouve dans cette machine vendu à un prix plus qu’attractif pour ce qu’elle propose. En effet, le lot comprend un clavier, une imprimante et un moniteur avec un écran, un lecteur de disquettes 3 pouces, classique chez Amstrad, et l’alimentation à la fois de l’ordinateur et de l’imprimante. Enfin, il y a deux ports pour brancher les deux premiers accessoires. Ainsi, comme les CPC, Amstrad veut simplifier la tâche des utilisateurs en réduisant le nombre de prises et en optant pour une machine prête à l’emploi.

Un succès incontestable

Sorti en 1985, le PCW connait un grand succès pour un ordinateur aussi rudimentaire. La raison est sa prise en main très facile, son logiciel de traitement de texte Locoscript et sa configuration séduisante. Et le PCW n’a pas tremblé face à ses deux principaux concurrents, l’Assistant de Wang Laboratories et la Videowriter de Philips, tout deux présentant chacun des défauts tant techniques que pratiques. Voilà pourquoi la machine d’Amstrad a connu une longue vie jusqu’à la fin des années 1990 !

Il a existé par ailleurs plusieurs modèles de PCW comme le PCW 8512, surnommé « Joyce Plus », qui contient deux fois plus de mémoire que le 8256.


Une page de pub

Publicité anglaise du PCW 8256. Le discours de la marque est très clair : la machine déclare la guerre aux machines à écrire et non aux autres ordinateurs. Au moins, cette publicité ne porte pas à confusion quant à l’orientation de la machine qui s’établit dans le créneau du traitement de texte, mais avec plus d’avantages qu’une machine traditionnelle. Par ailleurs, contrairement à la plupart des autres produits Amstrad, la publicité ici adopte un discours plus sérieux, avec un environnement plus sombre. Ces ingrédients hissent ainsi l’ordinateur au rang de machine révolutionnaire.


La collection du MTR

Le MTR possède la machine avec une imprimante.

Caractéristiques :

Titre : Amstrad PCW 8256 ;

Type : objet ;

Format : 7 pièces, plastique – 400 x 320 x 335 mm (moniteur), 410 x 161 x 46 mm (clavier) ;

Auteur/fabricant : Amstrad ;

Lieu de fabrication : Corée ;

Date de sortie commerciale : 1985 ;

Numéro d’inventaire : 2024.62.1 ;

Date d’entrée au MTR : 20/11/2024.


Sources

Une page bien complète sur Wikipédia.

Le site Amstrad.eu, visitable ici.

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